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 A la vie à la mort

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anahee
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Féminin Nombre de messages : 19
Age : 29
Date d'inscription : 10/07/2008

MessageSujet: A la vie à la mort   Jeu 14 Mai - 22:48

Un petit passage pour poster un texte.
Vos commentaires, positifs ou négatifs sont toujours bienvenus =)




Toi et moi ou moi et toi ? Un instant ça faisait deux. Août ? Ou décembre ? Eté ou hiver ? Rêve ou réalité, ou cauchemar ? Hum, je ne sais pas ou je ne sais plus. Analysons notre cas de ta perspective, ou de la mienne ? Moi et toi ? Toi ou moi ? Etait-on un, ou deux, ou encore plus peut-être ? Pourtant, tu me répétais cette équation sans cesse : « A. + A. = 1 ! » J’y croyais, j’y rêvais… Alors été ou hiver ?

Au préalable l’hiver, le plus noir. Ce noir compact et épais.
Décembre donc. Premier regard, première blessure.

« Tu vas en rire avec tes amis mais j’ai envie de m’engager, j’ai besoin d’une relation stable avec les six lettres de ton prénom fixés dessus. Je sais qu’il y des circonstances qui cassent tout mais en faisant des efforts on vivra un putain de bohneur. Et tu sais quoi ? Tu me manques trop ! »

Couteau dans le cœur et remué, profond. Non tu ne me manques, non je ne veux pas être celle qui serait à tes côtés. Tu es bien trop jeune, oublie moi. Je te fais du mal, je ne te supporte plus. Et toi ? Tu me harcèles. Petit chien haletant au pied de sa maîtresse.

« J’ai compris. Donc, nous deux c’est mort… S’il-te-plaît ne me dis ça. Je ne continuerai à vivre que s’il y encore un brin d’espoir de te voir mienne. »

Je ne t’aime pas ni t’adore, ni quoique ce soit. Je ne ressens rien pour ta propre personne. Mon cœur est juste à sec, à vide envers toi. Te faire du mal m’apporte un bien profond. Le monopoly est pour beaucoup le symbole de leur jeu préféré, moi c’était juste toi mon jeu favori.

« Ok donc tu t’es bien foutu de moi. Tu peux être fière… »

Puis l’été.
Une piscine, deux transats, deux clopes, deux verres de whisky bien tassés, et toi plus moi. Des regards, des baisers, tes mots doux et encore des promesses. Oui chéri je dors avec toi ce soir, oui chéri je t’adore. Fais-moi un bisou s’il te plaît. Et paf ! Deuxième couteau. Mon cher regarde-moi monter dans une chambre avec un homme, un autre que toi. Regarde bien, observe et scrute ! Rages-en, envoie moi des dizaines de messages pour me dire de redescendre, montre la déception dans tes yeux, et traite moi de salope, une fois, deux fois, et encore, encore !

« Je croyais qu’on devait passer une nuit comme en décembre. Mais apparemment tu n’en as simplement rien à foutre de ce que je t’ai dit. Si tu t’inquiétais pour moi, tu resterais. Sache simplement que je tiens trop à toi et que c’est pour ça que je te voulais pour moi cette nuit mais bon voilà je te laisse, j’ai compris… »

Te faire du mal ? Parfaitement conscient, pour situer la hauteur de ta folie, voir si un jour elle pourrait atteindre mon niveau. Le constat que j’ai pu en tirer ? Les fous, c’est nous.

Et puis un jour d’août, je décide de te lancer un peu moins de couteaux dans la chair, d’arrêter le mal tant qu’il est encore temps.


« Re toi. Je voulais juste te dire que tu me manques trop, je tiens tellement à toi. Je pense à toi, je veux te revoir le plus vite possible. Est-ce qu’à tes yeux on est un couple ? »


Oui je veux être tienne, oui j’accepte enfin, oui pour moi on est enfin un couple. Une semaine… Des après-midis, des cigares, un peu d’alcool. Ton corps, le mien. Finalement, la distance telle un acide puissant dissout notre histoire instantanément.

Un autre hiver, encore un peu plus noir.
Coup de théâtre. On inverse les rôles. Ta puissance et mes faiblesses. La salope devient de plus en plus petite et tu grandis. Tu prends de la hauteur jusqu’à me dépasser. Jusqu’à dépasser mon propre jeu et que je me retrouve complètement bousculée…et bouleversée. Bim, bam, boum ! Dégringolade, chute, dure, autant l’intensité que la durée. J’ai mal.

« Toujours folle de moi ? »

Tous ces mots si blessants, ces paroles si méchantes, ces gestes si déstabilisateurs. Tu me voles ma confiance en moi jour après jour, avec toujours autant de succès.

« Dis, t’as toujours cette tête au réveil ? Car franchement, ça me fait peur. Ah ouais, et tes seins, ils sont vraiment petits en fait. Allez, dégage de mon lit ! »

Et moi ? Je suis complètement folle de toi. Folle ! Chaque jour j’ai un peu plus peur de te perdre. Pas sentimentalement mais physiquement. Qu’un jour tu sois mort… Je ressens l’angoisse avec un grand a, tu sais, et le pire est que ma peur est fondée, la probabilité que ce malheureux événement arrive dans les deux prochaines années est tellement haute. Tes blessures physiques me font si mal, j’ai des frissons lorsque je sens ces cicatrices en passant ma main sur ton ventre et que je vois un petit rictus se former sur ton visage. J’ai mal de voir ce nez qui a été refait plus de cinq fois.

« T’inquiètes pas pour moi. Je me suis fait lacéré au couteau la semaine dernière mais tout va mieux. »

T’as 16 ans, pas encore 40 alors que ton intérieur est détruit, mais ton extérieur démoli. Ton âge ? Tu es parvenu à me le faire oublier et quand je te compare à d’autres malheureux qui m’ont accompagné, je te trouve bien plus mature qu’eux.

« Qu’est ce qui te prend ? T’es en mode « kiff » ou quoi ? »

Je t’aime pas, je ne t’ai jamais aimé, j’ai encore jamais réussi à verser une larme pour toi. C’est autre chose, autre chose de plus fort et de bien plus intense, quelque chose entre nous, que je n’arrive pas vraiment à expliquer ni à analyser mais j’aime ce jeu plus que tout. J’ai enfin l’impression d’avoir quelqu’un avec qui je puisse enfin dévoiler ma vraie personnalité. J’aime ce rôle, je l’adore, je suis en « mode kiff » comme tu dis, mais je dois tellement le camoufler, je ne peux que rarement le dévoiler. Et c’est ça que j’aime chez toi, que tu me fasses développer ce jeu qui est en moi, qui est dans ma chair et dans les pénombres de mon cerveau. Je t’apprécie car tu me permets simplement d’être moi-même. Donc n’appelle pas ça de l’amour ni de la rage s’il te plaît.

« Tu sais quoi ? T’es trop belle chérie. Viens là, donne moi juste un bisou. »

Aujourd’hui, un an plus tard, tes messages résonnent encore en moi et pourtant je dois me rentre à l’évidence. J’essaie de respirer ton odeur mais mon nez reste frustré.
Seize ans, prématurément. Pourtant ces deux chiffres devraient rimer avec insouciance, innocence et non pas indifférence. Blasé. Dans un coin de notre lit tu me murmurais sans cesse :

« Ne t’attache surtout pas à moi. Je vais mourir, et je ne veux pas que tu sois triste. »

Je ne voulais pas y croire, je restais aveugle face à ces menaces. Une attitude de « kaid ». Prévoir une fin si tôt.
Aujourd’hui je jette un coup d’œil circulaire et je vois que les glandes lacrymales se sont éteintes et que les joues sont redevenues peu à peu sèches.
Les spécialistes ont dit que mes larmes devraient bientôt arrêter de couler. Pourtant, un an plus tard, je verse honteusement encore quelques millilitres chaque soir. Je relis chaque message, je les connais par cœur. Les « je te hais » suivi des « je t’aime ». La haine et l’amour, toi et moi.

« Rends-toi à l’évidence, on sera jamais en phase. Je ne supporte pas qu’une fille soit à mes pieds et toi un homme faible te dégoute. »

Elle survivra. Je sur-vis. Au-dessus des stratus depuis que toi, tu te contentes des nuages. La même routine m’habite. Mon jeu préféré ? Les garçons toujours. Je sors autant. Un, deux, trois et parfois plus par soir. La fidélité, je ne m’y suis toujours pas faite. Je me noie les lendemains de fête dans le travail. Je suis retournée au cours le lendemain de ton décès, pas de break. La réalité ? J’ai voulu la figer. Cristalliser mes habitudes pour t’y retrouver. Les autres auraient accepté ou refusé, se seraient mis à terre, auraient combattu ou se seraient excuser. Je ne suis et je ne serai jamais les autres. Je me suis contenté de vivre la continuité.

« J’aime tellement t’embrasser, te faire l’amour, voir ton visage se crisper lorsque tu jouis et me réveiller à tes côtés. »

Ce qui me fend, me coupe, m’arrache le cœur ? Que rien ne soit pareil. J’ai vu cette réalité, ces habitudes s’échapper progressivement. Le whisky bien tassé, les joints, le sexe n’ont plus le même goût sans toi. J’ai refais l’amour à des centaines d’hommes. J’étais en quête d’émotions, une émotion qui reste un mirage. Illusion. Alors je nique et fornique mais je prends plus aucun plaisir. Le plaisir avec un P c’était toi. Ton corps dans le mien.

« Je tiens à toi. »

Oui tu vois. Ma vie tu l’as un peu chamboulée. Surtout ma tête. J’ai vu sur une fiche du médecin que j’étais diagnostiqué dépressivement mélancolique depuis une année. Je ne sais même pas ce que ça signifie exactement. Je ne pense pas être dépressive, simplement amoureuse. Mais passionnément amoureuse. A la vie et à la mort. Et de là-haut ou d’en bas, (dis, ils t’ont envoyé au paradis ou en enfers ?), tu m’aperçois. Tu vois le chaos que tu as causé et tu sais quoi ? Je suis sûre que t’as ce sourire au coin de lèvres et que t’es simplement mort de rire.
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