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 De tout là-haut.

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BORDEL-HIQUE
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Féminin Nombre de messages : 5
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Localisation : Sur un arc-en-ciel [au-dessus de la Suisse]
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Date d'inscription : 23/04/2008

MessageSujet: De tout là-haut.   Mer 23 Avr - 19:52

Je ne savais pas du tout dans quelle catégorie poster ce texte, je me lance donc ici ^^
J'aimerais beaucoup avoir l'avis des lecteurs =)
Merci d'avance.

***



C’est l’histoire d’une grande petite fille. Une fille avec de tout petits bras, de toutes petites jambes et un tout petit cœur. Mais un tout petit cœur capable de comprendre de grandes choses. Cette grande petite fille vivait sur un arc-en-ciel.
Chaque soir, elle déposait un baiser sur la joue de sa maman, glissait un « Je t’aime » à l’oreille de son papa, et montait sagement dans sa chambre. Chaque soir, elle grimpait tout en haut de son arc-en-ciel. Il y faisait toujours beau car il était au-dessus des nuages. Perchée là-haut, elle était capable de frôler le soleil du bout de ses tout petits doigts. Mais jamais elle ne se brûlait, car le soleil n’est pas si méchant, il sert juste à éclairer la vie des gens. Sur son arc-en-ciel, la petite fille ne risquait pas de se faire mal. Si, trébuchant sur un bout de bonheur, elle dégringolait de tout là-haut, les nuages seraient là pour la rattraper avant qu’elle ne retombe sur terre. Son arc-en-ciel était rempli de couleurs. Rouge pour la joie de vivre là-haut, orange pour s’évader de la terre, jaune pour toucher le soleil, vert pour s’allonger sur son arc-en-ciel comme dans un pré, à l’ombre du monde, bleu pour naviguer dans le ciel, entre ici et quelque part, indigo pour l’harmonie entre elle et son arc-en-ciel, violet pour lui avoir donné un si petit cœur capable de comprendre de si grandes choses.
Un jour, alors que la petite fille ne savait que faire sur son arc-en-ciel, elle s’assit et regarda le monde. Les nuages étaient partis arroser les terres sèches d’un monde lointain, si bien qu’elle pouvait observer tout ce qui se passait loin en dessous de ses petits pieds.
Elle aperçut tout d’abord un petit garçon. Il avait l’air mignon, mais en regardant de plus près, la petite fille remarqua quelques larmes roulant sur ses joues. Il agitait la main, un sourire affecté au visage. A côté, une femme avait éclaté en sanglots. Le petit garçon la serra dans ses bras. Cette femme semblait abattue. Le petit garçon remua sa main une dernière fois avant de voir disparaître un homme dans une voiture chargée de bagages. La femme entraîna le petit garçon à l’intérieur de la maison.
C’est à ce moment là que la petite fille comprit combien l’amour faisait mal. Elle détourna la tête. Là-bas, tout là-bas, elle pouvait voir un homme au milieu de tant d’autres. Elle ne le remarqua non pas seulement parce qu’il était le centre d’attention, mais aussi car il était différent. Il n’était pas aussi pâle que les autres. Cet homme avait la peau en couleur. La petite fille crût tout d’abord qu’il était heureux, car il vivait dans une peau colorée. Mais scrutant la scène un petit peu plus attentivement, elle découvrit que cet homme n’était pas réjoui. La haine se lisait dans les yeux des autres hommes, blafards à côté de la couleur de celui étant différent. Lui, ne bougeait pas, se laissant assaillir sans broncher.
C’est à ce moment là que la petite fille comprit combien être différent pouvait être pesant.
Les yeux de la petite fille se posèrent rapidement sur un petit garçon. Il était vêtu de vieux pantalons troués, d’un petit pull et d’une vieille écharpe tricotée. On aurait pu croire à un déguisement, mais le petit garçon ne faisait vraiment pas semblant. Il regardait les passants, assis par terre les jambes croisées. Les flocons tombaient doucement dans ses cheveux sales. Une vieille femme passait par là. Le petit garçon sauta sur ses pieds et fit mine de traverser la rue. Au passage, il glissa la main dans le sac d’achats de la femme et en ressorti un bout de pain qu’il engloutit subitement. Le petit garçon continua sa route et la femme ne se rendit compte de rien.
C’est à ce moment là que la petite fille s’aperçut combien le monde pouvait être misérable.
La petite fille partit à l’autre bout de son arc-en-ciel, espérant y voir un univers plus beau. Elle posa ses yeux sur un grand espace vert, lui rappelant l’endroit de son arc-en-ciel où elle aimait s’allonger, se croyant dans une prairie verdoyante. Mais l’espace vert qu’elle voyait là n’était pas le même. Des machines s’activaient, l’espace vert diminuait. Au bout de quelques minutes, il ne restait qu’un amas de verdure détruit.
C’est à ce moment là que la petite fille s’aperçut combien les êtres humains aimaient faire du mal à ce qui leur faisait du bien.
La petite fille tenta encore une fois. Elle détourna la tête et vît un homme dans un lit blanc et propre. Tout d’abord, elle crût à un homme en plein sommeil. Mais en regardant plus près, une femme tenait sa main, l’air implorant, face à une jeune fille en blouse blanche, une seringue à la main. L’homme dans le lit était entouré de toutes sortes de machines. D’autres femmes en blouses blanches s’activaient autour du lit. Une larme roula sur la joue de la femme qui tenait la main de l’homme dans son lit, et les dames en blouses blanches la regardèrent, désolées. La femme lâcha la main de l’homme aux yeux fermés et s’affaissa sur le sol.
C’est à ce moment là que la petite fille comprit combien l’homme était impuissant face à la vie, face à la mort.
La petite fille détourna le regard une dernière fois. Elle fût surprise de reconnaître cette femme, dans son jardin, regardant le ciel. Elle pensa tout d’abord que la femme la regardait, perchée sur son arc-en-ciel. Mais elle comprit en suite que c’était simplement sa maman qui contemplait les étoiles, comme tous les soirs. La petite fille la fixa de longues minutes durant, heureuse tout simplement.
Ce soir là, la petite fille comprit beaucoup de choses. De son arc-en-ciel, elle avait vu les horreurs et le bonheur. La vie était ainsi faite. Ce soir là, son arc-en-ciel n’était plus pareil. Rouge pour le sang qui coulait en tous temps, orange pour la haine dans le regard des hommes, jaune pour le soleil brûlant les âmes, vert pour la destruction de ce qui nous est vital, bleu pour cette mer dans laquelle l’amour se noyait, indigo pour l’incompréhension qui régissait ce monde, et violet pour les coups endurés.
Ce soir là, la petite fille redescendit de son arc-en-ciel le vague à l’âme. Mais qui sait, demain peut-être, le monde aura changé, peut-être les humains auront évolués, peut-être la petite fille pourra à nouveau rêver…


***


Alors, qu'en pensez-vous? =D
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MessageSujet: Re: De tout là-haut.   Jeu 24 Avr - 8:12

J'ai beaucoup aime le debut, avec cette introduction de conte enfantin et l'innocence impliquee.
La suite m'a beaucoup plue aussi mais je pense qu'a la longue le style s'effrite un peu, je suis desolee je ne sais pas etre beaucoup plus precise.. Embarassed
Mais, cela dit, la fin m'a agreablement surprise! Smile Peut-etre aurais-tu pu accentuer la partie ou la mere regarde le ciel, mais autrement, c'est vraiment attendrissant et interessant. Smile
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